L’Observatoire de la qualité des environnements intérieurs a dévoilé les résultats de sa récente étude, Pestiloge, sur la concentration en pesticides dans l’air mais aussi dans les poussières retrouvées dans les habitations. Le hic : il n’existe aucune valeur réglementaire, aucun seuil, pour mesurer le danger de cette exposition. Cette enquête, menée par le CSTB, l’Anses, et l’OQEI, a été conduite très largement de novembre 2020 à février 2023, elle fait partie de la CNL2, la deuxième campagne nationale sur les logements soutenue par plusieurs institutions dont l’Ademe, Santé publique France, la DGPR, la DGS et la DHUP. Plus de 80 pesticides ont été recherchés dans 571 logements, situés dans 321 villes et 84 départements. Parmi les pesticides retrouvés le plus fréquemment, on retient le lindane, le DEET, l’icaridine, la transfluthrine ou encore la perméthrine (dans environ la moitié des logements), mais aussi le chlorpropham (un herbicide) et le folpel (un fongicide) dans près de 70 % des logements. Ces produits nocifs sont toutefois plus retrouvés dans les poussières que dans l’air. Quant à savoir si le danger est réel pour la population, il faudrait pour cela que les politiques publiques instaurent un seuil réglementaire, qui n’existe actuellement pas…